Provence Art News

Arts et culture d'Avignon à Menton


Exhibition - Exposition


The taste of images
Manger les images

Until April 12, 2027
Marseille


The taste of images When Images Become Food: Mucem’s Sensory Feast in Marseille
What does it mean to eat an image? At Marseille’s Mucem, the question is more than a playful metaphor. The exhibition The Taste of Images explores a striking idea: across cultures and centuries, people have not only looked at images but also swallowed them—literally or symbolically—in search of protection, healing, knowledge, resistance, or belonging.

The exhibition brings together 435 works, including paintings, sculptures, prints, photographs, films, amulets and edible objects such as figurative breads, cakes and wafers. Some 250 pieces come from Mucem’s own collections, alongside 42 works lent by the Bibliothèque nationale de France. Together, they trace a path from metaphorical “taking in” to the physical ingestion of images.

The premise unsettles the usual museum ritual. Visitors are trained to keep their distance: look closely, but do not touch; admire, but do not consume. Yet an image made to be eaten asks for a different kind of attention. It crosses the boundary between object and body. To swallow it is to make it part of oneself—and, in doing so, to treat its meaning as something that can be carried inside.

That act can hold many meanings. An image might be understood as a source of comfort or spiritual protection, a tool for learning, or a way to join a community. It can also invite play and dreaming. The exhibition sets these practices beside the religious, philosophical, literary, artistic and political ideas that have shaped them, showing how images can work not only on the eye but on memory, belief and the senses.

Food gives the subject a vivid, tangible form. A printed decoration on a cake or a figure shaped from bread is both artwork and meal, made to be admired and then transformed by eating. Its beauty is temporary by design. Once consumed, the image disappears from view—but its significance may remain, held in the body and shared through a ritual or gathering.

At the Mucem, this makes looking feel less like a detached act and more like participation. The Taste of Images invites visitors to consider what they take in when they encounter an image—and why, sometimes, seeing may not feel like enough.

More information mucem.org
“The taste of images” until April 12, 2027 at MUCEM, Marseille
(Gâteau d'amour, vers 1970, Serbie, Europe. Matière comestible, impression sur papier - Mucem, Marseille, dépôt du Muséum national d’histoire naturelle, Paris)


Photography - Past Exhibitions

Genesis Sebastioa Salagado Lee Friedlander Bernard Plossu Vivian Maier Sebastiao Salgado Amazonia Justine Tjallinks
Sebastião Salgado : Genesis - Lee Friedlander Framed by Joel Coen - The Hip years : Bernard Plossu - Vivian Maier Anthology : A revelation Une révélation - Sebastião Salgado : Amazonia - Justine Tjallinks


Manger les images
Quand les images deviennent de la nourriture : le festin sensoriel du Mucem à Marseille
Que signifie manger une image ? Au Mucem à Marseille, la question est plus qu'une métaphore ludique. L'exposition "Manger les images" explore une idée frappante : à travers les cultures et les siècles, les gens n'ont pas seulement regardé des images mais les ont aussi avalée s—littéralement ou symboliquement— à la recherche de protection, de guérison, de connaissance, de résistance ou d'appartenance.

L'exposition réunit 435 œuvres, y compris des peintures, sculptures, estampes, photographies, films, amulettes et objets comestibles tels que des pains figuratifs, gâteaux et gaufrettes. Environ 250 pièces proviennent des propres collections du Mucem, aux côtés de 42 œuvres prêtées par la Bibliothèque nationale de France. Ensemble, ils tracent un chemin allant de l'« absorption » métaphorique à l'ingestion physique d'images.

Le postulat perturbe le rituel habituel du musée. Les visiteurs sont habitués à garder leurs distances : regarder de près, mais ne pas toucher ; admirer, mais ne pas consommer. Pourtant, une image faite pour être mangée demande une attention différente. Elle franchit la frontière entre l'objet et le corps. L'avaler, c'est en faire partie de soi-même et, ce faisant, traiter sa signification comme quelque chose qui peut être porté à l'intérieur.

Cet acte peut revêtir de nombreuses significations. Une image peut être comprise comme une source de réconfort ou de protection spirituelle, un outil d'apprentissage, ou un moyen de rejoindre une communauté. Elle peut également inviter au jeu et au rêve. L'exposition met ces pratiques à côté des idées religieuses, philosophiques, littéraires, artistiques et politiques qui les ont façonnées, montrant comment les images peuvent agir non seulement sur l'œil mais aussi sur la mémoire, la croyance et les sens.

La nourriture donne au sujet une forme vivante et tangible. Une décoration imprimée sur un gâteau ou une figure façonnée à partir de pain est à la fois une œuvre d'art et un repas, faite pour être admirée puis transformée par la consommation. Sa beauté est temporaire par conception. Une fois consommée, l'image disparaît de la vue mais sa signification peut rester, conservée dans le corps et partagée à travers un rituel ou un rassemblement.

Au Mucem, cela rend le regard moins détaché et plus participatif. "Manger les images" invite les visiteurs à réfléchir à ce qu'ils perçoivent lorsqu'ils rencontrent une image et pourquoi, parfois, voir ne suffit pas.

Plus d'informations sur mucem.org


RELATED ARTICLES . Guide Provence Côte d'azur